Analyse d'une finale (2)

par Dave  -  31 Juillet 2014, 09:57  -  #Bresil2014

Il est intéressant que les deux dernières victoires en coupe du monde l'ont été par des équipes dont le vivier ne consiste qu'en quelques équipes du championnat. Ainsi, en 2010, l'Espagne était championne avec une bonne moitié de Barcelone, et l'aide du Real. En 2014, c'est le Bayern de Munich qui gagne la coupe du monde, avec l'aide de Dortmund.

 

En clair, des joueurs jouant déjà ensemble sont mieux armés pour affronter une compétition aussi intense que la coupe du monde. La préparation ne peut être que plus efficace, les joueurs ne perdant pas de temps à se connaître lors du stage. Et on sait que le temps, s'il n'est pas toujours argent, est une chose à économiser avec soin.

 

L'ossature de l'équipe allemande s'appuyait donc sur le Bayern, un monstre qui écrase son championnat et qui s'est permis de le remporter quasiment deux mois avant la fin officielle ! Grâce à cette victoire prématurée, l'entraîneur a pu faire tourner et mettre au repos certains cadres. Là aussi, le résultat est implacable : les meilleurs joueurs allemands sont arrivés en forme au Brésil. A l'inverse, Ronaldo ou Messi (pour ne citer qu'eux) ont du batailler jusqu'à la dernière journée pour arracher ou tenter d'arracher un trophée. On sait que Christiano Ronaldo est arrivé sur les genoux au Brésil. Et que Messi a vu sa forme décliner à partir des matchs de poules. 

 

Ce qui est intéressant est que derrière la Roja en 2010 et la Manschafft en 2014 se cache finalement le même homme : Pep Gardiola !

 

Le catalan entraînait Barcelone en 2010 et cette année, c'est  bien grâce à lui que le Bayern a terminé son championnat en avance.

 

Son mérite sera sans doute peut être réellement analysé un jour. En attendant, on peut noter que tant qu'il entraînait en Espagne, la Roja règnait sur le football. Et que désormais, il est en Allemagne...

 

Concluez ce que vous voulez.

Analyse d'une finale (2)