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Le football, c'est la vie à petite échelle....

Zidane au sommet de l'Europe

Zidane au sommet de l'Europe

Décidément, cet homme est hors-norme ! Joueur, il a été champion du monde, champion d'Europe et a gagné la C1 d'une volée magistrale. Et sans un coup de sang inexplicable, il serait sans doute celui qui aurait offert une 2e étoile à la France.

 

En tant qu'entraîneur, moins de 6 mois après avoir remplacé Benitez à la tête du Real Madrid, il vient de rejoindre le club très fermé des coachs qui ont gagné la C1 après l'avoir remporté en tant que joueur !! Les autres ? Cruyif ou Ancelotti pour citer ceux qui me viennent à l'esprit !

 

Lorsque Christiano Ronaldo a transformé le 5e tir au but du Real, après que Juanfran ait tiré sur la barre de Navas, on a vu Zinédine Zidane se précipiter vers son épouse et ses enfants ! La joie sincère pour une récompense formidable et un grand pied de nez à tous ses détracteurs.

 

Si en janvier, je me posais la question - sur ce blog - de la pertinence de ZZ à sauter dans le grand bain si précocement, il est clair que, comme beaucoup, j'ai sous-estimé le coach ! Non seulement, il a repris 10 points au Barça et n'a échoué qu'à un point pour le titre de Liga, non seulement il a réussi à ammener son équipe en finale d'une C1 au terme d'un parcours pas si évident (la remontade face à Wolfburg, les 2 matchs contre City) , mais il est clair qu'il a insuflé son énergie à tout un groupe totalement démotivé après une première partie de saison médiocre.

 

Pourtant, cette finale s'est jouée à un rien. Comme souvent. Si Sergio Ramos, définitivement l'homme des finales (rappelez vous son égalisation en 2014) avait ouvert la marque à la 15e minute (d'une position légèrement hors jeu) et que le Real dominait son adversaire de la tête et des épaules durant la première mi-temps, la seconde a montré un tout autre visage. Antoine Griezmann aurait pu être le héros de l'autre peuple madrilène, mais il a raté le pénalty le plus important de sa carrière à la 48e minute. Incompréhensible pour un joueur qui a effectué un sans faute cette année, mais comme on le dit, les seuls qui ratent les pénaltys sont ceux qui osent les tirer. Et croyez-moi, pour en avoir tiré, ce n'est pas si simple que cela. 

 

Cette énorme déception pour le Français fut cependant tempérée quand Carrasco égalisa à la 80e minute. Une égalisation méritée car sur la deuxième mi-temps, le Real fut moins impérial, perdant trop de ballon et reculant trop. Les changements de Zizou avaient déstabilisé quelque peu son équipe même si la blessure de Carjaval l'a sans doute obligé à modifier son plan de jeu. On peut aussi dire, sans faire d'affront, que l'Atletico s'était enfin mis à jouer au football, que leur côté "brut de décoffrage" était enfin mis de côté. Car mené 1-0, ils n'avaient plus le choix. Il fallait jouer et non se contenter de déjouer. D'ailleurs, sur le côté brutal, c'est bien Ramos qui aurait mérité un rouge pour ce tacle sur Carrasco. J'en profite pour oser dire que, quand un joueur du Real se sacrifie (il était bien étonné de n'avoir qu'un jaune), tout le monde hurle au scandale alors que quand c'est un joueur de l'Atletico qui fait de même, certains excusent en disant que "c'est dans leur ADN". 

 

La prolongation fut à l'image du match : âpre, discutée avec des occasions immanquables manquées de la part du Real et des simulations délirantes de Pépé (pourtant impeccable en défense). Et quand vint la terrible et toujours scandaleuse épreuve des tirs au but, c'est au mental que cela s'est joué. On peut alors admirer le courage de Griezmann qui n'a pas hésité à faire partie des tireurs et qui a transformé son tir. Mais il est clair que dans sa tête, il avait ce pénalty raté une heure plus tôt.

 

Ce qui est surprenant, c'est la passivité des gardiens sur cette séance. Oblak ne bougeait quasiment pas, se contentant de regarder passer la balle tandis que Navas, un peu plus mobile, a  surtout eu la chance de voir Juanfran tirer sur le poteau.

 

5 tirs au but à 4 pour le Real ! Ronaldo peut arracher son maillot : il vient d'offrir une 11e C1 à son club. Zidane, lui, est au sommet de l'Europe et un peu plus dans la légende. Rappelons qu'il n'a que 44 ans.

 

Ceux qui ne supportent pas la hype Zidane vont devoir se faire une raison : le plus grand joueur français de tous les temps, le seul ballon d'or français à avoir remporté une coupe du monde, vient de commencer sa carrière de coach en amenant le meilleur club du monde à écraser encore un peu plus le reste des mortels.

 

Franchement, ce matin, je kiffe !

 

 

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