Cavani zlatane Caen

par Dave  -  18 Septembre 2016, 18:00  -  #Ligue 1, #PSG

Cavani zlatane Caen

Il était attendu, notre El Matador, après son match contre Arsenal et ses occasions ratées. Les consultants, internautes et supporters avaient vite oublié que sans lui, Paris perdait un point pour se focaliser qu'à cause de lui, on en perdait 2, même si, soyons honnête, ce n'est pas lui qui encaisse le but, mais bien une défense qui ne cessait de reculer depuis le début de la 2e mi-temps.

 

Mais bon, Cavani est comme cela. Il a beau s'en prendre plein la tronche, il se relève toujours. Alors oui, on peut dire que Caen ce n'est pas la défense d'Arsenal, même si, et il faut être honnête, il s'était créé autant d'occasions franches contre les Gunners. La différence vendredi soir ? Il en a concrétisées 3 sur 4 et a marqué un pénalty. Quand la réussite est là, cela va tout de suite mieux ! Une lapallisade certes, mais de temps en temps il faut les rappeler.

 

Caen a été effectivement totalement à la rue vendredi soir et la fessée n'en est que logique. Le pire, c'est qu'à la différence de St Etienne ou Arsenal, les Caennais ont tenté de jouer contre Paris et ne se sont pas contentés d'attendre à 11 derrière.  En 2e mi-temps, la sortie de Cavani a sans doute dû leur redonner quelques espoirs, mais Lucas et Augustin se sont chargés de corser l'addition !!

 

Au final, Paris était trop fort. Qui plus est, les paris d'Emery se sont révélés payants, que cela soit au niveau de la composition de l'équipe (avec un soupçon d'agressivité en plus) et de son coaching. Bien entendu, on peut se dire que faire entrer Ben Harfa aurait pu lui donner de la confiance car il aurait sans doute marqué. Ou que la différence entre Aerola et Trapp n'éclate pas encore au grand jour, vu que le jeune gardien n'a pas eu grand chose à faire.

 

Mais on commence (enfin) à voir ce qu'Emery veut pour cette équipe de Paris : du pressing, de l'agressivité, de la réussite devant le but. Les esprits chagrins (dont je fais partie) diront que Blanc ne demandait rien d'autre, mais il avait un joueur hors norme dans sa manche, capable de masquer toutes les erreurs de ses co-équipiers. En fait, la grosse différence réside dans la possession de balle : l'équipe en a toujours beaucoup, mais les séquences où on se passait la balle pour épuiser l'adversaire sont moins longues. L'avantage est de donner un jeu plus direct, l'inconvénient est qu'il ne faut surtout pas se rater sur une passe, car sur un contre, avec une défense encore en rodage, cela pardonne rarement.

 

Cavani, lui, n'en a cure. On lui demande de marquer, il marque. Parfois, il n'est pas récompensé (Monaco, Arsenal), parfois, il est le héros de la soirée. 

 

Bien sur, plus de constance serait une bonne chose. Mais pour un mec que l'on dit au fond du trou depuis des années, en être à 87 buts en 3 ans, ce n'est pas si mal. Et puis, il jouera toujours en pointe désormais. Et on voit qu'avec les bonnes passes, il se créé tellement d'occasions qu'il va forcément en concrétiser une partie. Tout ce qu'on lui demande en fait, c'est d'en marquer un de plus que l'adversaire.

 

(Je reviendrais sur la 5e journée demain après le "choc" entre les 2 olympiques ce soir. Mais ce que l'on peut déjà dire, c'est que Monaco assure)